GAUVAIN SERS + THEOPHILE

samedi 7 décembre


GAUVAIN SERS
Les chansons de Gauvain Sers descendent dans la rue. Certaines se chantent le poing levé. D’autres se fredonnent le sourire aux lèvres, le cœur léger. C’est avec ce répertoire charpenté sur deux axes – social, sentimental – que le chanteur nous embarque dans son deuxième album au titre évocateur, Les Oubliés.

Le précédent, Pourvu, écoulé à plus de 115 000 exemplaires, s’est promené au long de 168 concerts. C’est durant cette période que le Creusois de 29 ans, originaire de Dun-Le-Palestel a écrit la majorité de ses nouveaux morceaux. Ce sont des chansons d’automne mélancolique et de printemps de révolte, où se manifestent les crises et les colères d’aujourd’hui. Le mail d’un instituteur de Ponthoile (Somme) lui a inspiré Les Oubliés, en mars 2018. « J’avais déjà en tête de parler de la désertification et je cherchais un angle. La fermeture d’une école est le symbole le plus fort qui soit », assure le fils de prof – son père enseigne les maths.

Gauvain Sers porte la voix des gens de l’ombre. Armé d’un stylo-caméra, le fan de cinéma photographie les mots. Dans Les Oubliés, on pousse ainsi des grilles fermées, on ouvre des tiroirs secrets, on farfouille dans des « boîtes à chaussures » égarées, on feuillette des albums-photos jaunis.


THEOPHILE

Théophile a tout d’un grand monsieur, du haut de sa vingtaine entamée : textes à l’ambitieuse poésie, sens de la mélodie qui vous reste en tête, production exigeante et décomplexée.

Aussitôt, il a enchaîné les premières parties d’Arthur H, Gaël Faye, Ibeyi, Gauvain Sers ou Juliette, les scènes des Francofolies et autres festivals…

Il retisse le lien entre la guitare et la poésie de l’instant, sans doute parce qu’il a vécu successivement plusieurs passions fondatrices : la guitare classique assez longtemps pour se dégoûter des leçons de musique, puis les poèmes adolescents avant de naviguer dans Bashung, Thiéfaine… et Logic Audio – dans cet ordre-là. Aujourd’hui, le voici initiateur d’une nouvelle mue de la pop francophone.

Théophile se voit en «compositeur de chanson française aux sonorités nouvelles ». On imagine volontiers Brassens avec une MPC.


Photo © Franck Loriou


HORAIRE: 20h30

Concert assis

TARIF PLEIN : 28€

TARIF ABONNE : 23€